10 octobre 2010

MONTE IGUELDO

 

 

 

 

 

 

Pour se rendre au MONTE IGUELDO à SAN SEBASTIAN,

il suffit de mettre cap à l'OUEST en longeant la fabuleuse plage de la CONCHA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout au bout de la plage, vous pouvez continuer à pied en sifflant jusqu'au sommet de la colline ou prendre le funiculaire pour un petit voyage hors du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En basque, IGUELDO se dit IGELDO. Là ça va, à un "U" près. MONTE, le MONT, se dit MENDIKO. Là ça se complique un peu mais cela commence tout de même par un "M". BILLETE DE IDA, BILLET ALLER (celui qui a dit : "le billet de IDA" au piquet pendant 10 minutes), BILLET ALLER se dit  IGOTZEKO TXARTELA, là cela se corse carrément. Et SAN SEBASTIAN se dit DONOSTIA dans cette langue pleine de charme et de mystère. C'est comme la messe en latin de notre enfance, on ne comprend pas tout, mais on devine, et on laisse libre cours à l'imaginaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le N° 71, c'est le pilote du funiculaire à crémaillère. Juste à sa gauche, nos quatre regards d'enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

On se croise pile-poil au bon endroit, là où la voie se dédouble.

Cela dissipe toutes les inquiétudes, même les plus légitimes.

 

 

 

 

 

 

 

 

La silhouette du MONTE IGUELDO n'a pas changé. Le captain était venu là du haut de ses 7 ans, dans la SIMCA ARONDE familiale. Un demi-siècle pile-poil a passé, c'est vite passé 50 ans... Ô temps fugueur...   On clique illico-pronto sur ce grand moment musical du blog des artistes : c_etait_hier  (les mélomanes uniquement...)

 

 

 

 

 

 

 

Du MONTE IGUELDO, on savoure la plus belle vue sur SAN SEBASTIAN-DONOSTIA et la fabuleuse plage de LA CONCHA. Sous le soleil, la GALICE, les ASTURIES, le PAYS BASQUE, c'est encore plus beau que les SEYCHELLES...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du haut de ses 7 ans, le captain avait pris son tout premier commandement sur ce plan d'eau. Petits navires en tôle avec un volant, premières sensations incomparables de pouvoir mener sa barque à sa guise. C'est bien là pour sûr, qu'est née sa vocation maritime, consolidée par les traversées estivales du Détroit de GIBRALTAR. Merci à la Simca Aronde de notre enfance de nous avoir mené jusqu'ici à bon port, le port du vrai premier voyage, merci aux parents, merci papa de nous avoir offert ce tout premier appareillage.

 

 

 

 

 

 

 

 

La lieutenante du captain est aux anges. Pour une fois, elle n'est pas sur le gaillard d'avant à braver la houle du BOUREGREG ou les embruns du goulet de la MERJA ZERGA à bord du TIEPAKAP...

 

 

 

 

 

 

 

Sous ce pont-là, si on se laisse trop distraire par sa lieutenante, on peut oublier de baisser la tête, on peut gagner un bobo et perdre sa casquette de captain. Rien n'est jamais acquis...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces dix knakies appétissants qui prennent l'air en savourant la vue sur la baie, n'appartiennent pas à Karine. Rendons à César(ine) ce qui n'appartient pas à la lieutenante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour redescendre vers SAN SEBASTIAN, on peut prendre le funiculaire avec un billete de vuelta, un txartela bueltan, un billet retour - ce n'est pas dur le basque, il suffit de s'y mettre- ou d' emprunter à pied, et toujours en sifflant, le magnifique chemin du phare: plus beau que les Seychelles, parole de captain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"" Mañana cuando yo muera, no me vengais a llorar,

Nunca estare bajo tierra, soy viento de libertad ""

Ne venez pas me pleurer quand je mourrai demain...

Je n'irai jamais sous la terre. Je suis vent de liberté...

 

Une plaque, une phrase, une histoire accrochée à la roche du MONTE IGUELDO. En face, la statue de SANTA CRUZ DE LA MOTA veille sur la baie, veille sur la ville, veille sur les ombres de la vie, veille sur le souvenir du temps passé, et veille sur le présent, sur nous les voyageurs chanceux d'un bel été.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on retrouve la merveilleuse plage de la CONCHA, une jeune fille a tatoué un message sur son hâle d' été. Une petite acrobate dessine de ses pieds et de ses mains d'autres tatouages plus éphémères dans la tiédeur du sable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la tiédeur du sable de la PLAYA DE LA CONCHA, est venue, déjà, l'heure de se séparer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Face à la plage de la CONCHA à SAN SEBASTIAN-DONOSTIA, c'est l'heure où le tamaris va se fondre dans les reflets bleutés d'une façade de cristal. Encore une heure, encore un jour, une nuit de plus, une autre saison...

 

""Le reflet de ce qu'on aime se répand sur le monde comme une ombre lumineuse; ombre parce qu'elle couvre les choses. Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien"" (Marcel JOUHANDEAU - Algèbre des valeurs morales - 1935)

 

D'autres images : www.merjazerga1.canalblog.com

ThierryKarine

 

 

 

Posté par chiloedream21 à 22:16 - Permalien [#]